A FILETTA

  • vendredi 1 juin 2018, à 20 h 30    
  • À Saint-Denis-en-Val (Eglise Saint-Denis)
  • Avec :

    Jean-Claude Acquaviva, seconda, auteur-compositeur
    François Aragni, seconda et bassu
    Petr’Antò Casta, seconda et bassu
    Paul Giansily, terza
    Stéphane Serra, seconda
    Maxime Vuillamier, bassu

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  • Tarif A (25€, 12€ ou 6€)
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d'A Filetta

La musique d’A Filetta est une traversée… On pourrait dire qu’il s’agit d’une proposition vocale polyphonique contemporaine exigeante, audacieuse, issue d’une puissante tradition orale.

C’est en 1978 que de très jeunes gens - parfois adolescents, mus par une volonté farouche de contribuer à la sauvegarde d’un patrimoine oral en plein déclin - se sont mis en route… et leur route aura été longue, parfois sinueuse mais jalonnée de découvertes et de rencontres exceptionnelles. Les chanteurs avouent d’ailleurs volontiers que « la rencontre » est inscrite dans leur ADN musical. C’est ce qui explique probablement qu’ils n’aient pas voulu circonscrire leur voyage au périmètre de leurs racines : poussés par les rivages d’une tradition reçue en héritage, ils se sont très vite ouverts à d’autres : autres territoires, autres disciplines, autres artistes (interprètes, compositeurs, metteurs en scène, chorégraphes).

Le répertoire aujourd’hui produit par ce sextuor vocal, est un fidèle reflet de ce qu’est, depuis le début des années 80, sa marche en avant : une trajectoire esquissant un mouvement initié dans une oralité séculaire et s’affirmant dans les méandres d’une écriture décomplexée et affranchie de toute obligation filiale ; s’y côtoient des chants sacrés ou profanes aux influences diverses, des musiques de film de Bruno Coulais, des compositions pour des chorégraphies de Sidi Larbi Cherkaoui, des extraits du choeur d’une tragédie antique ou encore des pièces issues d’un requiem commandé par le festival de Saint-Denis.

Une musique au service d’une vision du monde rejetant sans ambiguïté tout repli identitaire et dont la philosophie pourrait se résumer à ce bel aphorisme de René Char : « Les plus pures récoltes sont semées dans un sol qui n’existe pas ; elles éliminent la gratitude et ne doivent qu’au printemps ».

Au programme

Makharia (traditionnel - Géorgie)
Paghjella (traditionnel)
L’orme sanguigne (Via Crucis / Traditionnel – Ruglianu)
Benedictus (Via crucis / Texte liturgique – Jean-Claude Acquaviva)
1901 (Bracanà / Jean-Claude Acquaviva – Jean-Claude Acquaviva)
Dormi (Castelli / François et Dominique Vincenti)
U casticu (Medea / Sénèque, traduction Jean-Claude Acquaviva – Jean-Claude Acquaviva)
Ghmerto (traditionnel - Géorgie)
Petra sudata (Nabulio / Jean-Claude Acquaviva – Jean-Claude Acquaviva)
In ogni addiu (BOF Disparus / Jean-Claude Acquaviva – Jean-Claude Acquaviva)
Notte tana (Puz/zle / Petru Santucci – Jean-Claude Acquaviva)
A paghjella di l’impiccati (Intantu / Ghjuvan Teramu Rocchi – Jean-Claude Acquaviva)
Liberata (BOF Liberata / Jean-Claude Acquaviva / Jean-Claude Acquaviva)
Norbu (BOF Himalaya l’enfance d’un chef - Bruno Coulais)
Adeste fideles (John Francis Wade)
Letterella (Puz/zle / Jean-Claude Acquaviva - Jean-Claude Acquaviva)
L’anniversariu di Minetta (Intantu / Tavagna)
U Sipolcru (Passione / Jean-Claude Acquaviva – Jean-Claude Acquaviva)
Tbiliso (Castelli / Petre Gruzinski, Jean-Claude Acquaviva – Revaz Laghidze)
Joyeux anniversaire (BOF Le libertin / Texte liturgique - Bruno Coulais)